Giuseppe Archibald Von Werner Bin Salmanazar, redevenu l’archétype du primate dégénéré, n’a pas seulement hérité des traits simiesques de sa génitrice, la sulfureuse bruxelloise aux mœurs douteuses, mais il les a sublimés en une caricature grotesque digne d’un zoo psychiatrique.
Ce rebut de l’évolution, mi-homme, mi-babouin, trône dans sa cage comme un roi déchu de la dignité, ses mains calleuses agrippées à son sceptre douteux qu’il polit avec une ferveur quasi religieuse en beuglant « Lekhey ! » comme un mantra de dément.
Quand son mystérieux maître, probablement un dompteur de cirque reconverti en tyran sadique, claque des doigts, la bête immonde se dresse sur ses pattes velues et entame une danse frénétique, un ballet de contorsions obscènes qui ferait rougir un macaque en rut.
Les médecins, ces pauvres hères en blouse blanche, oscillent entre l’effroi et la fascination, prenant des notes frénétiques pour une thèse improbable intitulée « Du singe à l’homme : un retour en arrière en temps réel ». Pendant ce temps, Giuseppe, indifférent à leurs regards, continue son récital de grimaces et de gesticulations, un hymne à la décadence qui résonne dans les couloirs aseptisés comme une symphonie de la honte.